Cette situation traduit l’incidence désormais notable des pluies du début de l’année. À l’exception de quelques secteurs, on note sur une grande partie du territoire que les niveaux de nappes ont bénéficié d’une recharge très bénéfique grâce aux précipitations de ces deux derniers mois.

Le plus souvent compris entre 10 et 25 %, l’excédent a atteint 25 à 50 % dans l’Île-de-France, la Seine-Maritime, de l’Yonne à l’Aisne, en Ariège, dans les Pyrénées-Atlantiques ainsi que localement en Savoie. Le déficit sur le pourtour méditerranéen et dans la vallée du Rhône, compris entre 25 et 50 %, est en léger retrait notamment de l’Aude au Var. Sur la Corse, la pluviométrie a retrouvé des valeurs proches de la normale.

Poursuite de la recharge hivernale

L’évolution du niveau des nappes traduit globalement une situation de poursuite de la recharge hivernale avec, cependant, une certaine tendance à la stabilisation, voire à la baisse des niveaux pour de nombreux points. Cette situation est assez habituelle pour cette période de l’année mais la période de bascule entre hautes eaux et stabilisation des niveaux est un peu précoce. Les pluies des deux premiers mois de l’année 2018 ont induit une recharge déjà efficace mais il serait souhaitable que cette phase de recharge hivernale se prolonge encore un mois ou deux, note le BRGM.

Au 1er mars 2018, le nombre de points en baisse (26 %) a augmenté par rapport à janvier 2018 (il n’était que 12 %). Le nombre de points en hausse (60 %) reste cependant élevé, il traduit une période de la recharge hivernale qui se poursuit. 14 % sont stables.

Sur l’ensemble du territoire, les niveaux des nappes se situent autour de la moyenne, voire plus hauts pour les deux tiers environ des points suivis (74 %), ils sont modérément bas à très bas pour les 26 % restants.

Les effets de la période de recharge hivernale (d’octobre 2017 à avril 2018) sont désormais visibles. Pour l’instant, les pluies des deux premiers mois de l’année 2018 ont compensé le déficit de la fin d’année 2017.

Sur une grande partie du territoire, des niveaux égaux ou supérieurs à la moyenne

Au début de l’année, période active de la recharge hivernale, un nombre marqué de réservoirs (52 %) affiche déjà des niveaux modérément hauts à très hauts.

Dans le détail, concernant les niveaux, on note que 27 % sont très hauts ou hauts, 25 % modérément hauts, 22 % autour de la moyenne, 12 % modérément bas et 14 % bas à très bas.

Pour une grande partie du territoire (74 %), les niveaux des nappes sont égaux ou supérieurs à la moyenne. Quelques secteurs présentent cependant des niveaux moins déficitaires.