« La pollution de source non ponctuelle (diffuse) provenant de l’agriculture, notamment des nutriments, reste de loin le problème majeur dans le monde entier, y compris dans les pays développés », peut-on lire dans le rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau, dévoilé le 19 mars 2018.

Au premier plan, la qualité des sols

Si le rôle de l’agriculture est pointé du doigt dans la pollution des eaux, elle est également reconnue comme étant « la plus favorable aux SfN, étant donné qu’elles sont susceptibles de pouvoir remettre en état les services écosystémiques qui permettent aux sols d’améliorer la gestion des nutriments et donc d’abaisser la demande d’engrais et de réduire le ruissellement et/ou l’infiltration des substances nutritives dans les eaux souterraines ».

Les pratiques telles que les cultures de couverture, le travail de conservation du sol, l’application d’engrais de précision, le compostage, les bandes végétales, la culture en suivant les courbes de niveaux, et l’agroforesterie sont cités en exemple.

S’appuyer sur les politiques agricoles

Le document insiste également sur l’importance des gains d’efficacité dans les systèmes pluviaux et irrigués : « Comparativement à d’autres solutions, l’agriculture est de loin le secteur dans lequel les SfN ont le potentiel le plus élevé en termes d’amélioration de la disponibilité de l’eau. »

Le rapport étudie également les possibilités des SfN dans les environnements urbains et industriels. L’ONU propose de s’appuyer sur une réorientation des politiques agricoles pour financer et adopter les SfN.

H.P.