Le 26 août 2021, la Fédération nationale entrepreneurs des territoires (FNEDT) (1) a déclaré avoir adressé un courrier à la société phytosanitaire Adama, pour demander une réparation du préjudice subi par les entrepreneurs de travaux agricoles (ETA), en raison de la destruction de betteraves sucrières traitées au Marquis. En effet et selon ce groupement de syndicats, 70 % des récoltes de betteraves sont déléguées aux ETA.

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Une sauvegarde indispensable

Selon la FNEDT, les ETA devraient pouvoir être indemnisées au même titre que les planteurs et les sucriers, dans le sens où « personne ne s’attendait à la présence accidentelle de produit phytosanitaire interdit en Europe dans deux lots d’un herbicide homologué pour désherber la betterave ».

Elle demande donc « de différencier la valeur spécifique de la récolte dans le montant de la réparation aux planteurs » en rappelant que « la récolte est le premier poste de charges entre automotrices, machines intégrales ou chantier complet ».

« Dans l’intérêt de la filière de la betterave à sucre, des planteurs comme des fabricants de sucre, la sauvegarde des ETA entraînées dans cette tourmente est indispensable à court terme et pour la campagne de 2022 », conclut Gérard Napias, président de la FNEDT.

Enfin, des négociations sont en cours pour les planteurs, portées par la CGB (Confédération générale des planteurs de betteraves).

Charlotte Salmon

(1) Organisation professionnelle qui rassemble les entrepreneurs de travaux agricoles, forestiers et ruraux. Elle regroupe 62 syndicats départementaux et 13 unions régionales.