« Je passe 1 heure 30 tous les 3 jours pour protéger mes 4 hectares de pois protéagineux », explique Sébastien Neveux, agriculteur à Rugny dans l’Yonne. En effet, l’agriculteur doit protéger sa parcelle des sangliers. Il utilise pour cela une clôture électrique qu’il laisse en place jusqu’à la veille de la moisson. Ce procédé bien connu en maïs est ici nécessaire pour les pois.

Une tâche partagée avec les chasseurs

« Heureusement, c’est la société de chasse qui me fournit le matériel de clôture et qui aide à sa pose. On a des chasseurs compréhensifs et ce n’est pas partout le cas », explique Sébastien Neveux. Mais c’est à l’agriculteur que revient l’entretien de la clôture. Ce travail consiste à éliminer la végétation qui pousse sous les fils électriques. Il faut aussi réparer la clôture qui est souvent abîmée par les chevreuils quand ils sautent au-dessus.

Des dégâts qui reviennent tous les ans

Sébastien Neveux remarque que les sangliers ne semblent pas manger les graines de pois mais recherche plutôt les vers de terre. Pour autant, la parcelle attenante implantée en lentille n’a pas été touchée par les animaux.

« C’est tous les ans la même chose », explique Sébastien Neveux. « L’année dernière, c’était que sur les pois d’hiver et l’année d’avant, c’était sur les pois d’hiver et de printemps. » Il se désole de cette situation : « Cela ne pousse pas à faire des pois alors que c’est pourtant une très bonne tête d’assolement. » L’agriculteur met en cause la population de sanglier qui est trop importante, selon lui.

Renaud d’Hardivilliers