Au 6 octobre 2020, selon l’Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT) l’activité de transformation de pommes de terre, très affectée par le confinement, n’a repris son activité qu’à hauteur de 85% en moyenne. Elle tarde en effet à retrouver son niveau d’avant la crise.

Afin d’éviter un écroulement des prix, l’UNPT appelle les producteurs à baisser les surfaces de pomme de terre de 15%. Selon elle, une production 1% au-dessus du niveau de la demande génère une baisse de valorisation pour le producteur de -7%.

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Un équilibre fragile

Si la filière féculière recherche de nouveaux producteurs, le marché du frais conserve un équilibre fragile qu’il ne faudrait pas perturber avec de nouvelles surfaces. L’UNPT recommande donc aux producteurs de ne retenir que les débouchés rémunérateurs, de baisser leurs emblavements 2021 en pommes de terre de consommation et de consolider leurs surfaces en céréales ou en pommes de terre féculières.

En cela, elle rejoint la position u NEPG (Groupement des producteurs de pommes de terre du Nord-Ouest européen) qui appelle les producteurs de son périmètre à diminuer les superficies de pommes de terre pour 2021.

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Renaud d’Hardivilliers