La coopérative, leader de la collecte céréalière en Haute-Normandie, a annoncé le 2 septembre 2016 que sa récolte en 2016 « a été historiquement mauvaise, une des pires de ses dernières années », dans un communiqué de presse. Dans une région à fort potentiel, la coopérative accuse un recul de collecte de 32 % en plus de qualité « assez faibles ».

Comment expliquer cette contre-performance ? Par les gelées tardives, un manque de luminosité et une humidité qui a favorisé le développement des maladies le long de la campagne. L’entreprise estime cependant avoir « les compétences », « les hommes » et « la force d’une stratégie de long terme », pour pouvoir passer un cap particulièrement difficile marqué également par les prix bas des céréales.

Dix mesures de soutien

Cap Seine décline un plan de soutien en dix mesures afin notamment de permettre la bonne mise en place des cultures en vue des récoltes de 2017 :

  • L’allègement des pénalités liées au poids spécifiques ;
  • La survalorisation du paiement de la teneur en protéine des blés ;
  • Le versement anticipé de la prime concernant le colza érucique dès le mois de décembre ;
  • Des prêts à court terme « appros » négociés, avec notamment la prise en charge par la coopérative d’une partie des intérêts ;
  • La prolongation du contrat « jeunes agriculteurs » ;
  • La prise en charge intégrale des intérêts bancaires des prêts à court terme pour les 400 jeunes installés ;
  • La remise de 10 à 20 € sur le prix de la tonne d’aliment, pour les 6 mois à venir en vue de venir en aide aux éleveurs ;
  • La remise sur les produits d’hygiène et nutritionnels ;
  • La mise en place de réunions de terrain ;
  • La prise en charge spécifique et adaptée des situations difficiles.

« Ces mesures sont à l’image de notre modèle coopératif : elles s’adressent à tous pour lisser les impacts conjoncturels d’aujourd’hui, et continuer à investir et innover pour demain », conclut Jean-Charles Deschamps, le président de Cap Seine dans son communiqué.

Alexis Dufumier et C.L.J.