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Les industriels des pâtes répondent à la demande

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Coronavirus - Les industriels des pâtes répondent à la demande
Le maintien des flux logistiques permettra aux industriels qui fabriquent les pâtes de ne pas manquer de blé dur. © Laurent Fabry

Coquillettes pour tout le monde ! Face à la ruée sur les pâtes provoquée par l’angoisse liée à l’épidémie du nouveau coronavirus, les industriels s’adaptent. Aucune rupture d’approvisionnement en blé dur n’est prévue pour les prochaines semaines.

Les images de rayons vides aux quatre coins du monde ont fait le tour des réseaux sociaux : à chaque fois, plus un seul paquet de pâtes ou presque. L’idée de faire des stocks pour parer à toute mesure de confinement a fait flamber les ventes. « On est à 90 % d’augmentation de nos ventes sur trois semaines et 100 % sur les derniers jours », déclare pour le groupe Panzani, Xavier Riescher, président du groupe et du Syndicat des industriels fabricants de pâtes alimentaires de France (Sifpaf).

Pas de rupture de stock

Idem pour le riz, selon Xavier Riescher : la marque du groupe Panzani, Taureau ailé, a vu ses ventes augmenter de 70 % ces dernières semaines. Que ce soit pour les pâtes, le riz, mais aussi le couscous, dont les ventes ont également doublé, Xavier Riescher l’assure, il n’y aura pas de rupture.

« Il y a toujours plein de stocks. Toutes les usines en France continuent à produire, je peux parler pour l’ensemble du syndicat. En Italie aussi. Il y en a certaines qui sont un peu en difficulté dans les zones de confinement dans le nord de l’Italie, mais pour l’instant, les usines continuent à produire », assure-t-il.

Certains acteurs doivent tout de même faire des choix. « Il a fallu servir en priorité le marché italien et les pays déjà clients depuis quelques années, alors qu’en France on commence à peine », déplore Michel Liquidato, selon qui La Molisana a dû renoncer, au moins provisoirement, à quelques commandes en France.

Rester vigilant sur l’approvisionnement

Autre inquiétude, pour certains industriels, si les ventes continuent de flamber dans les mois à venir : se retrouver à court de blé dur, matière première des pâtes. « Nous ne prévoyons pas de rupture de stock pour les semaines à venir et sommes vigilants à ce que les flux logistiques soient maintenus pour approvisionner nos clients », assure Axéréal, une des principales coopératives à fournir les fabricants de coquillettes comme de papillons.

> À lire aussi : Marché des grains, la production de blé dur s’annonce à la baisse (09/03/2020)

AFP
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Les usines du groupe Panzani, qui sont habituellement à l’arrêt le week-end, et la nuit, produisent depuis quelques semaines sans discontinuer. « On travaille sept jours sur sept, 24 heures sur 24, il y a une mobilisation exceptionnelle des ouvriers français », déclare Xavier Riescher, le P-DG du numéro un français.

Même branle-bas de combat autour des lignes de production italiennes de La Molisana, quatrième producteur en Italie. « Depuis le début de février, au niveau de la production, on est à + 50 % en Italie », indique Michel Liquidato, responsable commercial pour la France de la marque de haut de gamme. L’usine unique de Campo Basso, au nord de Naples, a même augmenté de 150 % l’approvisionnement de pays comme la Hongrie ou la Roumanie, indique-t-il.

Adapter la forme des pâtes

Mais l’allongement des horaires ne suffit pas pour satisfaire la demande, à en croire Xavier Riescher, selon qui l’industrie s’est concentrée sur les formes de pâtes les plus simples et a fait le deuil momentané des pâtes les plus tarabiscotées. « Quand vous faites une farfalle, il vous faut deux fois plus de temps que pour faire une coquillette. Parce que c’est complexe, la pâte doit être repincée », ajoute-t-il.

Coquillettes, mais aussi spaghettis, macaronis, penne : l’industrie se concentre sur une dizaine de formats simples, afin de limiter les changements de production. « C’est vrai pour Panzani, pour Barilla, Garofalo, qui fait dans le très haut de gamme. On se concentre sur ce qu’on arrive à produire », assure Xavier Riescher. Autre chose que les clients ne verront plus en rayon : les lots de plusieurs paquets en promotion, afin de simplifier et d’accélérer le conditionnement.

Avec l’AFP
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