Cet arrêté gouvernemental prévoyait un quota pour tuer 4 000 oies en février dans l’Hexagone, sauf l’Alsace, alors que la date officielle de fin de chasse de ces espèces est fixée au 31 janvier conformément à une directive européenne de protection des oiseaux migrateurs. Et il repoussait au 10 février la fermeture de la chasse à l’oie des moissons et à l’oie rieuse.

Saisi en urgence

Le gouvernement « fait état des risques, au regard notamment de l’équilibre des écosystèmes, que présenterait la prolifération des espèces d’oies, en particulier dans le nord de l’Europe », note, dans son ordonnance, le Conseil d’État saisi en urgence par la Ligue de protection des oiseaux, FNE, Humanité et biodiversité, et One Voice.

« Cependant il n’établit pas […] qu’il n’existerait aucune autre solution satisfaisante, qui pourrait notamment être mise en œuvre dans les États européens les plus concernés par les risques allégués, ni que les prélèvements par tir autorisés constitueraient une “exploitation judicieuse de certains oiseaux en petites quantités” lui permettant de déroger au principe de protection complète des espèces migratrices », ajoute-t-il, au terme d’une audience en urgence tenue mardi.

Des chasseurs mécontents

La FNC, Fédération nationale des chasseurs, estime cette « décision [du conseil d’État] particulièrement choquante » car il refuse « de reconnaître le bien-fondé » de la régulation des oies jusqu’au 28 février. Pourtant, pour la première fois, le gouvernement avait proposé un arrêté très novateur qui s’inscrivait dans une gestion adaptative moderne, instaurant une souplesse dans la gestion des espèces en fonction de l’état de conservation et des éventuelles nuisances. »