Dans une note de conjoncture, Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, indique les cours des tomates ont été très fermes jusqu’en avril et qu’en juin 2020, ils ont chuté à des niveaux inférieurs à ceux de 2019 en raison d’une demande « insuffisante à la suite notamment de la perte des débouchés en restauration hors domicile ».

Un enchaînement de crises conjoncturelles

« Plusieurs crises conjoncturelles se succèdent, particulièrement pour la gamme des petits fruits (cocktail et cerise) », précise Agreste. Le temps « estival » n’a pas suffi à mobiliser la demande qui était insuffisante pour écouler les stocks.

Ainsi, les prix sont restés bas jusqu’en septembre et au 31 août s’est installées « pour 11 jours », une nouvelle crise conjoncturelle. « Une partie des stocks a été détruite faute de débouché », explique Agreste.

L’offre s’est nettement réduite en octobre permettant « au marché de retrouver un meilleur équilibre et aux prix de s’élever, bien que le commerce des petits fruits soit toujours morose. » Les prix d’octobre étaient ainsi supérieurs de 34 % à ceux de la campagne précédente.

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Des surfaces stables

Dans sa note, Agreste indique que d’après les dernières estimations établies au 1er novembre 2020, pour la campagne de tomates de 2020, « les surfaces nationales implantées en tomates pour le marché du frais sont de 2 431 ha ».

Elles sont donc stables en glissement annuel mais en hausse de 2 % par rapport à la moyenne quinquennale. Agreste note cependant que les situations sont contrastées selon les bassins. En effet, à l’Ouest les surfaces reculent alors qu’elles progressent au Sud.

Une production en baisse

Concernant la production française destinée au marché du frais, la campagne de 2020 a de nouveau été revue à la baisse. « Elle accuserait un recul de 11 % sur un an et de 18 % par rapport à la moyenne 2015-2019, à 472 375 tonnes », précise Agreste. « En octobre, les récoltes seraient en baisse de 7 % sur un an et de 14 % par rapport à la moyenne quinquennale », ajoute le service du ministère de l’Agriculture.

Marie-Astrid Batut