Au début de la campagne de 2021, les cours de la fraise sont supérieurs aux années précédentes, bénéficiant d’une demande active et d’un marché fluide, soutenu par des baisses d’importations et une offre encore restreinte, observe Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture dans une note diffusée le 24 septembre 2021.

Les cours de la fraise chutent en juin 2021 avant de se ressaisir en fin de campagne. © Agreste — Insee

Les températures, relativement fraîches, assurent une offre constante et régulière, alors que le gel du mois d’avril pénalise la croissance des fruits et affecte le potentiel des récoltes.

Une crise conjoncturelle déclarée en juin

À la mi-juin, les fortes températures accélèrent la maturation des fraises, qui s’accumulent alors sur le marché, en concurrence avec les autres fruits d’été : les prix chutent, et une crise conjoncturelle est déclarée. Une partie de la production est dirigée vers la transformation, mais sans parvenir à enrayer la chute des prix, détaille Agreste.

Les prix se redressent en juillet

L’étalement des cueillettes en juillet, du fait d’une fraîcheur exceptionnelle, permet des apports sur le marché plus mesurés et les prix se redressent, compensant partiellement les pertes dues au froid.

En juillet 2021, les cours sont ainsi supérieurs de 14 % à ceux de la campagne précédente, et de 15 % à ceux de la moyenne quinquennale. À la mi-août, la chaleur est de retour et les volumes sont quelque peu à la hausse tandis que la demande reste timide.

Les importations augmentent de 21 %

Sur la période de janvier à juillet 2021, les importations s’élèvent à 56 900 tonnes, soit une hausse de 21 % sur un an, alors que les exportations (9 000 tonnes) progressent de 13 % sur la même période. Le déficit des échanges de 48 000 tonnes se creuse ainsi de 22 % en cumulé de janvier à juillet par rapport à 2020.

Raphaëlle Borget