Dans une note de conjoncture, Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture indique que d’après les premières estimations de la campagne de 2021, les surfaces nationales implantées en tomates pour le marché du frais sont de 2 527 ha. Elles sont donc stables en glissement annuel « mais en hausse de 3 % par rapport à la moyenne de 2016 à 2020 ».

Si les surfaces sont stables la production destinée au frais, elle est en recul, de 1 % par rapport à la campagne de 2020 et de 13 % par rapport à la moyenne de 2016 à 2020. Elle est ainsi estimée à 479 915 tonnes, Agreste explique ce recul par des rendements en baisse, « notamment en raison de l’augmentation de la proportion de variétés petits fruits dans la production totale ».

Un printemps défavorable aux prix

Du côté des prix, toute la gamme de tomates a bénéficié de prix soutenus en février, au lancement de la campagne. Agreste explique cette hausse des cours par « une demande bien présente et des opérations de mise en avant » dans un contexte d’offre en léger retard.

Le commerce est resté équilibré jusqu’au début de mars 2021. C’est 15 jours plus tard que la situation s’est dégradée avec une progression de l’offre, et une limitation des débouchés vers la restauration hors domicile. Les volumes ont ainsi afflué « dans les rayons avec le retour d’une luminosité satisfaisante », explique Agreste. Toutefois, la météo n’était pas encore assez favorable pour « stimuler suffisamment la consommation à domicile ». En avril 2021, les cours ont ainsi fléchi.

Marie-Astrid Batut