Dans une note de conjoncture, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture Agreste indique que, d’après les premières estimations au 1er juillet 2020, les superficies affectées à la culture du melon (11 899 ha) pour la campagne de 2020 seraient réduites, de 5 % en glissement annuel et de 10 % par rapport à la moyenne quinquennale de 2015 à 2019.

Baisse des surfaces et hausse de la production

Agreste estime que les surfaces diminuent dans l’ensemble des régions productrices, « à l’exception de la partie est de l’Occitanie, permettant au bassin Sud-Est d’afficher une hausse de 4 % sur un an ».

Dans sa note, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture précise qu’en dépit de cette diminution des surfaces, la production de melons de la campagne de 2020 est attendue à 260 476 tonnes, soit une progression de 8 % sur un an et de 1 % par rapport à la moyenne de 2015 à 2019.

Un marché en berne

En juin 2020, la campagne du melon a débuté avec des cours en légère hausse par rapport à la moyenne de 2015 à 2019. Mais la tendance s’est par la suite inversée.

« Le marché du melon français reste peu dynamique avec un climat en demi-teinte qui ne stimule pas suffisamment la consommation, la concurrence espagnole étant par ailleurs bien installée », explique Agreste. Ainsi, « bien que l’offre soit loin d’être excédentaire à cette époque, les prix sont en recul de 15 % par rapport à la campagne précédente ».

Les importations ont suivi le même chemin que les cours, puisque le cumul des importations de janvier à mai 2020, s’est établi à 58 900 tonnes, soit un recul de 8 % sur un an, avec notamment –4 % en avril et –11 % en mai. Les exportations sont également en repli de 7 % sur un an, notamment sur les mois de mars à mai.

M.-A. B.