Selon les chiffres publiés par le ministère de l’Agriculture le 15 septembre 2020, l’excédent des échanges agroalimentaires français en juillet dernier a atteint 579 millions d’euros. Il recule de 137 millions d’euros par rapport à juillet 2019. Les exportations baissent de 314 millions alors que les importations ne baissent que de 177 millions.

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Les exportations de blé en net recul

Le solde des échanges de produits agricoles bruts est excédentaire à 51 millions d’euros. Il perd cependant 77 millions d’euros par rapport à juillet 2019. Cette évolution est due, pour plus de 80 %, à la dégradation du déficit commercial avec les pays tiers. Il régresse en effet de 64 millions d’euros sur un an.

Les exportations diminuent de 106 millions d’euros sur plus de 1 milliard d’euros, soit –9 % par rapport à juillet 2019. Les exportations de céréales et principalement de blé tendre reculent de 67 millions du fait de la baisse des tonnages vendus. Ainsi, les quantités exportées de blé tendre diminuent de plus de 0,4 million de tonnes sur un an, notamment vers l’Algérie.

Les importations baissent de 28 millions à 1 milliard d’euros soit –3 % par rapport à juillet 2019. Ce recul concerne en premier lieu les légumes avec une baisse de –42 millions d’euros sur un an.

Les exportations de vin et spiritueux diminuent aussi de façon importante

En juillet 2020, l’excédent des échanges de produits transformés baisse de 59 millions d’euros et atteint 528 millions d’euros. Sur un an, la baisse résulte exclusivement des échanges avec les pays tiers.

Les ventes de vins et de Champagne diminuent de nouveau, de 86 millions d’euros, notamment vers les États-Unis, toujours pénalisées par les taxes mises en place depuis la mi-octobre 2019 mais aussi vers l’Asie (Singapour, Japon), le Royaume-Uni et l’Allemagne. En juillet dernier, le recul des exportations de spiritueux est plus important encore avec une baisse de 92 millions d’euros essentiellement liée aux échanges avec l’Asie (Singapour, Chine, Hong-Kong).

Seules les ventes d’huiles et de corps gras, d’autres produits alimentaires, d’aliments pour animaux et de produits laitiers augmentent mais sans parvenir à compenser la baisse enregistrée pour les autres produits transformés.

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R.H.