Dans une note de conjoncture, Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, indique qu’en février 2020, l’excédent des échanges agroalimentaires français a atteint 618 millions d’euros. Il affiche donc une baisse de 27 millions d’euros par rapport à février 2019. Il a été pénalisé par une hausse des importations de 102 millions d’euros en glissement annuel (+2 % en valeur) supérieure à la progression des exportations (+75 millions sur un an, soit +1 %).

Agreste précise que le solde des produits agricoles affiche un excédent de 249 millions d’euros. Il augmente donc de 75 millions d’euros sur un an. Il bénéficie de la hausse des exportations de céréales malgré la croissance des importations de fruits.

Hausse des importations avec les pays tiers

Avec les pays tiers, cet excédent s’établit à 529 millions d’euros, soit une diminution de 92 millions d’euros par rapport à février 2019 du fait de la hausse de 10 % des importations (+133 millions d’euros sur un an).

Environ 60 % de cette augmentation concerne les achats de produits bruts (+77 millions, soit +13 % sur un an), notamment les graines d’oléoprotéagineux et les fruits qui progressent respectivement de 38 et 36 millions d’euros.

De leur côté, les exportations de produits bruts avec les pays tiers progressent de 105 millions d’euros et sont portées par des ventes de céréales particulièrement dynamiques vers l’Algérie. En revanche, les exportations de produits transformés vers les pays tiers régressent de 64 millions sur un an.

Avec l’Union européenne, une progression des exportations

Avec l’Union européenne, le solde des échanges reste excédentaire pour le deuxième mois consécutif. Il s’élève à 89 millions d’euros et gagne 66 millions en glissement annuel. Cette progression est notamment due à une diminution des importations de 32 millions d’euros.

Les exportations avec les pays de l’Union européenne progressent de 34 millions sur un an (+1 %).

« Les ventes de céréales croissent (notamment les ventes de maïs) tout comme celles de chocolat et de confiseries ou encore de viande de porc pour les produits transformés », souligne Agreste.

M.-A. B.