Dans une note de conjoncture parue en mars 2020, Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture précise que l’excédent des échanges agroalimentaires français a atteint 604 millions d’euros en janvier 2020. C’est 116 millions d’euros de plus qu’en janvier 2019. Cette augmentation découle d’une baisse des importations sur un an de 69 millions d’euros, soit 1 % en valeur, et une croissance des exportations de 47 millions d’euros, soit 1 % en valeur en glissement annuel.

En janvier 2020, le solde des échanges de produits agricoles bruts est excédentaire de 197 millions d’euros après le léger déficit affiché au mois de décembre 2019. Il augmente de 46 millions d’euros par rapport à janvier 2019. Il bénéficie de la hausse des exportations de céréales, +114 millions d’euros en glissement annuel. Cette évolution résulte exclusivement de l’amélioration du solde des échanges avec les pays tiers; il a en effet progressé de 113 millions d’euros en un an.

Avec l’Union européenne l’excédent commercial régresse

Avec 407 millions d’euros, l’excédent commercial des produits transformés gagne 70 millions d’euros par rapport à janvier 2019. Cette hausse résulte du recul des importations, notamment des produits issus de la pêche et des produits laitiers mais aussi de la diminution des exportations (principalement en boissons).

L’excédent commercial agroalimentaire s’améliore avec les pays tiers. Avec l’Union européenne, le solde des échanges est redevenu excédentaire pour s’établir à 102 millions d’euros. Toutefois, sur un an il régresse 40 millions d’euros sur un an. Les importations croissent de 36 millions d’euros (+1 %) et concernent exclusivement les produits bruts (+6 % sur un an).

M-A. B.