On s’arrache notre cochon et nos spiritueux

Entre mars et avril, les exportations de peaux et de vin ont augmenté de plus de 90 millions d’euros, note la Commission européenne dans son rapport publié en juin. En revanche, les ventes de poudre de lait à l’extérieur ralentissent. L’Arabie Saoudite semble se détourner de la Communauté avec une baisse de près de 100 millions d’euros vers ce pays.

Au cours des douze mois écoulés, les États-Unis, la Chine, la Suisse et le Japon sont les principaux destinataires de nos produits. Au-delà du vin et du cuir ou du porc, le blé, le bétail vivant, les légumes et la poudre de lait sont les biens les plus recherchés par les étrangers sur notre marché. Cette année, l’Union est par ailleurs exportatrice nette de betteraves et de canne à sucre.

Importations de protéines végétales

L’Europe a besoin de protéines. En graines ou en tourteaux, le soja brésilien demeure l’un des plus gros volumes d’importation en matière d’agriculture et d’agroalimentaire. La Commission souligne également la hausse brutale des importations d’huile d’olive, qui gagnent près de 75 % en un an.

Le grain se vend moins bien

Pour la Commission, les exportations de blé ont perdu près de 26 % de leur valeur par rapport à l’année précédente. Concernant les autres céréales, une baisse de 10 % est observée.

Premier partenaire à l’exportation, second à l’importation : le rapport met enfin en évidence la force des liens commerciaux de l’Union européenne avec les États-Unis en matière d’agriculture et d’agroalimentaire. Les incertitudes actuelles sur les droits de douane pourraient avoir une influence importante sur le secteur.

I. Logvenoff