Sur la campagne de 2016-2017, la production nationale de choux-fleurs serait stable par rapport à la période précédente. Les superficies implantées sont en repli de 2 % sur un an et de 7 % par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes. Selon une note Agreste du ministère de l’Agriculture publiée le 24 mai 2017, le légume a souffert des mauvaises conditions météorologiques de juin 2016. Puis l’eau est venue à manquer, et des épisodes de gel se sont abattus sur la production en automne et durant les premiers mois d’hiver. Aussi le développement des cultures a-t-il été retardé.

Les cours se sont alors maintenus nettement au-dessus de la moyenne des cinq dernières années, stimulés par la demande saisonnière et le manque de disponibilités. « En décembre, les volumes récoltés commençant à revenir à des normales de saison, les prix se sont repliés, constate le ministère de l’Agriculture. Les cours ont résisté en janvier 2017, en raison d’une offre réduite par le retard de la maturité des choux-fleurs. »

Le chou-fleur en crise

Février signe la fin de la hausse des prix. Ces derniers dévissent jusqu’en mars. « L’offre redevient excédentaire, en dépit de l’orientation d’une partie des volumes vers la surgélation et de l’augmentation des invendus pour raison qualitative, explique la note Agreste. Le légume est alors déclaré en crise conjoncturelle par le Réseau des nouvelles des marchés. » En avril, les volumes mis sur le marché sont volontairement limités et les prix se redressent un peu. Ils frisent la moyenne des cinq dernières campagnes (–4 % au lieu de –47 % en mars).