Des changements durables de précipitations sont à prévoir d’ici à 2040 pour de nombreuses régions agricoles à travers le monde ; telle est la conclusion de l’étude (1) publiée le 11 mars 2019 dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Une évolution rapide

Les auteurs de l’étude s’appuient sur quatre scénarios d’émissions de gaz à effet de serre pour déterminer à partir de quand les régions cultivées subissent une modification permanente des pluviométries, c’est-à-dire l’année où les précipitations dépassent leur variation historique, dans une zone donnée. « Même dans un modèle à basses émissions, il faudra s’attendre à des changements, prédit l’étude. Cependant, les émissions compatibles avec l’accord de Paris peuvent considérablement réduire les terres cultivées touchées. »

Des mesures à prendre

14 % des surfaces consacrées au blé, maïs, riz et soja seront plus sèches, et 31 % d’entre elles seront plus humides. Les régions qui souffriront de raréfaction d’eau sont le sud de l’Australie, le sud-ouest de l’Amérique du Sud, le sud de l’Afrique et les pays de la Méditerranée, dont la France. À l’inverse, les régions qui recevront plus de pluie sont le Canada, la Russie, l’Inde et l’est des États-Unis. L’étude met ainsi en évidence un besoin urgent de mesures d’adaptation dans certains pays.

J. P.

(1) Emergence of robust precipitation changes across crop production areas in the 21st century, Maisa Rojas, Fabrice Lambert, Julian Ramirez-Villegas, and Andrew J. Challinor.