« En attaquant la certification Haute valeur environnementale (HVE) et en l’opposant à la certification Agriculture biologique (AB), la Confédération paysanne et ses alliés se trompent de combat », a réagi l’Association nationale pour le développement de la certification Haute valeur environnementale, dans un communiqué du 4 décembre 2020, après un premier texte du syndicat agricole sur le sujet la veille. .

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Valoriser le surcoût de pratiques agroécologiques

« La Haute valeur environnementale est une mention valorisante issue des réflexions du Grenelle de l’environnement, complète-t-elle. Depuis 2012, elle permet de faire connaître et de valoriser auprès des consommateurs, les bonnes pratiques agricoles mises en œuvre à l’échelle d’une exploitation, quel que soit son mode de production, biologique ou non. C’est là sa seule ambition. » Et de poursuivre : « Elle s’appuie sur des indicateurs de résultats, et non de simples obligations de moyens. Elle concerne la biodiversité et l’autonomie des exploitations vis-à-vis des intrants, notamment en matière de ressources en eau. Enfin, elle permet d’identifier les produits agricoles issus d’une agriculture agroécologique exclusivement française, quand plus de 30 % des produits certifiés bio proposés aux consommateurs français et consommés en France sont en fait importés. »

L’Association rappelle par ailleurs que la HVE se fixe pour cela comme objectif « de valoriser financièrement sur le marché agricole, les surcoûts des pratiques agroécologiques d’excellence attendues par nos concitoyens et qu’il s’agit d’un levier indispensable pour sortir du marché des commodités agricoles ».

Maintenir l’article 43 duodecies

« En adoptant un amendement permettant la création d’un crédit d’impôt pour favoriser le développement de la HVE, devenu article 43 duodecies du projet de loi de finances pour 2021, les députés ne se sont pas trompés », estime l’association.

Au moment où l’autonomie alimentaire de notre pays est dans toutes les bouches, les membres de l’Association nationale pour le développement de la certification Haute valeur environnementale demandent donc aux sénateurs français, forts de la connaissance de leurs territoires, le maintien de l’article 43 duodecies comme un levier important de la valorisation de toutes les bonnes pratiques agricoles sans laquelle aucune transition agroécologique pour l’agriculture française n’est possible sur un marché européen soumis à la libre concurrence de l’importation.

Céline Fricotté