Dans une note de conjoncture d’Agreste, le ministère de l’Agriculture estime qu’au 1er juillet 2017, la production de cerises gagne 6 % par rapport à celle de 2016. La campagne de commercialisation a débuté précocement à la fin d’avril dans le Roussillon et dans certains secteurs du Gard.

« L’état sanitaire est préservé et les calibres sont élevés pour les variétés tardives », note le ministère. Néanmoins, les épisodes de fortes précipitations en mai occasionnent des dégâts parfois importants aux cerises Burlat et fragilisent leur conservation. « La qualité des fruits est variable et oblige à un tri important », reprend-il. Elle s’améliore à la fin de mai avec la récolte des variétés tardives, plus fermes, de meilleure tenue, et un calibre en hausse.

Tarifs en baisse

Cet afflux de production exerce une pression sur les prix. En juin, le regain de demande n’a pas suffi à absorber les volumes disponibles. Dans la vallée du Rhône, à la fin de mai, les cerises Burlat sont boudées par le consommateur, concurrencées par la pleine production des variétés à chair ferme des autres bassins. « De nombreux producteurs ont suspendu la cueillette des variétés précoces en raison de la mévente », indique la note Agreste.

Les cours se maintiennent en mai 12 % au-dessus de la moyenne de 2012 à 2016. En juin, les tarifs sont inférieurs de 19 % à ceux de 2016. Sur les deux premiers mois de la campagne de 2017, le chiffre d’affaires national perd 6 % par rapport à celui de la campagne précédente.