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Désherber rapidement les parcelles les plus sales

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Il convient de surveiller l’état de salissement des parcelles et de se tenir prêt à intervenir selon la pression et le stade des graminées. © Ch. Watier

Certains champs présentent encore une forte pression en graminées. Un passage d’herbicide est envisageable dès le retour de conditions clémentes, en fonction des mauvaises herbes observées.

Dans quelques régions – le Centre et la Bourgogne notamment –, les parcelles de céréales présentent un salissement important, du fait de l’absence d’efficacité des faux semis de septembre et octobre. Des levées de graminées ont parfois coïncidé avec celles de céréales. Les conditions sèches de l’automne 2018 ont également mis à mal certains désherbages de post-semis-prélevée. Ainsi, Arvalis relève en Bourgogne des parcelles de blé avec 200 à 400 vulpins/m². Les semis ont été très étalés à cause du temps sec.

Adapter les stratégies

Les stratégies de désherbage à mettre en place en sortie d’hiver diffèrent selon la date à laquelle ont été semées les parcelles. Pour les semis précoces, les applications herbicides réalisées en prélevée et postlevée ont montré une efficacité parfois très faible. « Pour les parcelles avec quelques vulpins ou ray-grass développés, il faut intervenir en sortie d’hiver précoce pour gérer les relevées, dès que les conditions le permettent », conseille Edouard Baranger, ingénieur Arvalis dans le Centre.

Pour les semis d’octobre, les efficacités des produits de prélevée ont été plus ou moins bonnes, selon le retour des pluies après l’application. Les interventions de postlevée ont été conduites dans de bonnes conditions. Il faudra envisager rapidement un traitement dans les parcelles les plus sales.

Pour les semis du début de novembre, le décalage de la date a permis d’esquiver la période préférentielle des levées de vulpins, mais les champs historiquement infestés ne sont pas épargnés. Il faudra, dans ce cas, réintervenir en sortie d’hiver. Pour les semis encore plus tardifs, les adventices levées avant les chantiers d’implantation ont souvent été détruites.

Arvalis conseille de ne pas attendre la reprise de végétation pour traiter, car cela risque d’augmenter la nuisibilité des adventices.

«Aller voir ce qui se passe dans les parcelles»

Toutefois, « il n’y a pas encore urgence, il faut surtout aller voir ce qui se passe dans les parcelles pour contrôler l’efficacité des programmes d’automne, estime Céline Drillaud, ingénieur Arvalis en Poitou-Charentes. Si beaucoup de ray-grass ou de vulpins sont passés à travers, ou en cas de levées échelonnées, il ne faut pas attendre le printemps pour les contrôler. » Pour les folles avoines, des produits de type Atlantis Pro 1,5 l, Archipel Duo 1 l sont efficaces. Cette adventice étant capable de germer plus tardivement, une intervention spécifique ultérieure sera parfois nécessaire. Dans tous les cas, il est préférable de traiter avant le premier apport d’azote, afin d’éliminer la concurrence le plus tôt possible, et de ne pas pénaliser le rendement.

Isabelle Escoffier

Conditions d’application à respecter

« Quelques symptômes de phytotoxicité sont observés sur certaines parcelles », rapporte Arvalis en Poitou-Charentes. En cause : des traitements réalisés lors de fortes amplitudes thermiques, ou lors d’une période de froid juste après traitement. Il convient donc d’être vigilant sur les températures si une intervention est prévue. Par ailleurs, les herbicides systémiques foliaires nécessitent une hygrométrie supérieure à 70 % lors du traitement, et des températures douces (entre 5 et 20 °C) les jours suivants. L’humidité du sol est aussi primordiale pour les herbicides foliaires à action également racinaire, comme les sulfonylurées.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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