Les quantités de semences certifiées, c’est-à-dire conditionnées par les entreprises semencières, ont augmenté de 7 % en moyenne lors des semis de l’automne 2018. C’est ce que le Gnis (1) a annoncé le 9 mai 2019 lors de la réunion sur les céréales à paille des régions Nord et Est qu’il a organisée à Maisseny, près de Saint-Quentin (Aisne).

Une idée des ventes

Les volumes de semences certifiées ne correspondent pas aux ventes de la campagne, mais en donnent une bonne idée. « Ce sont les blés qui ont enregistré la plus forte progression, +12 % », a indiqué Christophe Watremez, inspecteur responsable des céréales et betteraves pour la région Nord au Gnis et Soc, le Service officiel de contrôle et de certification.

« Les quantités certifiées d’orge d’hiver ont augmenté de 7 %, et celles de triticale, de 8 %, complète-t-il. En revanche, les volumes certifiés d’avoine, de blé dur, d’épeautre et de seigle d’hiver sont en recul. » Selon le Gnis, l’orge de printemps a également enregistré une hausse de 7 %, les protéagineux sont par contre, en recul de 3 %.

Une conjonction de plusieurs facteurs

« Plusieurs facteurs ont contribué à la hausse observée notamment en blé, des surfaces ensemencées en légère hausse et un poids de mille grains pour les semences, plus élevé que l’an dernier, et probablement une stabilisation du taux d’utilisation de semences certifiées », ajoute Benoît Laffineur, délégué régional de la région Nord.

Mais sur ce point, le Gnis n’a pas encore affiné ses chiffres. « Nous estimons qu’il devrait se situer pour le blé, autour de 45 %, comme l’an dernier, mais il est difficile d’être plus précis aujourd’hui », ajoute Julien Constant, secrétaire général de la section des céréales à paille et protéagineux au Gnis.

Blandine Cailliez

(1) Gnis : Groupement national interprofessionnel des semences.