La production de carottes en 2016 se replierait par rapport à la campagne précédente. C’est ce que constate Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans une note d’Infos rapides parue le 13 janvier 2017. « Après des premières récoltes en baisse sur un an en raison des conditions climatiques peu favorables du printemps, le recul des récoltes par rapport à la campagne précédente se poursuit durant la période automnale », indique-t-elle.

Depuis septembre, les arrachages sont inférieurs à ceux de la campagne précédente sur la même période. La production annuelle perdrait 4 %, pour afficher 327 400 tonnes. « Les arrachages de carottes reculeraient de 6 % dans le Sud-Ouest », estime le ministère, qui, après révision des chiffres, estime qu’elle pourrait même atteindre 9 %. Néanmoins, les volumes implantés sont importants, en particuliers en Basse-Normandie. Ces deux bassins fournissent respectivement 46 et 27 % des approvisionnements nationaux annuels.

Hausse saisonnière poussive

Malgré ce recul des disponibilités, la hausse des cours s’est fait attendre jusqu’en novembre, et s’est montrée plus dynamique au début de l’hiver. La demande de saison est plus tonique, avec le retour des températures plus conformes à la consommation de carottes. Ainsi, en décembre, dans un contexte d’offre plus restreinte, les prix s’affichent 7 % au-dessus de ceux de 2015. A contrario des mois précédents, les cours sont au-dessus de leur moyenne de 2011 à 2015 et de leur niveau de l’an dernier.

Des surfaces stables

Quelque 8 200 ha sont implantés en carottes. Un chiffre stable, mais en augmentation de 4 % par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes. La Région Aquitaine concentre à elle seule 46 % des surfaces françaises, et comptabilise la quasi-totalité des surfaces en carottes du bassin du Sud-Ouest. Les surfaces s’y replient très légèrement, de 1 % sur un an, et accusent une baisse de 10 % par rapport à la moyenne de 2011 à 2015. Quant à l’Ouest, les superficies resteraient stables, tandis que celles du Sud-Est augmenteraient de 4 %. Dans la Région Paca, les chiffrent progressent de 10 %, mais décrochent de 14 % par rapport à la moyenne de 2011 à 2015.