« Le retard de la campagne primeur en raison de la météo a contribué à la fermeté des cours, détaille le ministère dans la note d’Infos rapides diffusée le 23 octobre 2018. Malgré un certain rattrapage des arrachages en juin, les prix sont restés fermes, dans un marché européen déficitaire, en raison de la baisse des rendements liée aux conditions météorologiques (canicule et stress hydrique). »

La demande rebondit

La demande est repartie en septembre notamment avec la reprise de la restauration collective. Cela a permis aux cours de la carotte de se raffermir. En septembre 2018, ils « avaient doublé par rapport aux cours bas de septembre 2017 et étaient supérieurs de 85 % à ceux de la moyenne 2013-2017 », calcule le ministère pour ce même mois.

« Selon les premières estimations établies au 1er octobre 2018, les surfaces nationales implantées en carottes pour le frais, 7 724 ha, au cours de la campagne 2018-2019 seraient en repli de 4 % sur un an et en léger repli par rapport à la moyenne 2013-2017 », décrit le ministère. Toutes les régions productrices sont concernées par cette tendance baissière.

Chute de la production

Quant à la production nationale de carottes pour le frais, elle atteindrait 272 461 tonnes pour la campagne 2018-2019. Elle accuserait une chute de 11 % par rapport à celle de 2017-2018 et de 15 % par rapport à la moyenne 2013-2017. Les conditions météorologiques, qu’il s’agisse du printemps très pluvieux dans le Sud-Ouest ou de la sécheresse estivale, explique cette situation.