Les estimations du ministère de l’Agriculture publiées dans une note Agreste le 25 janvier 2018 indiquent qu’au 1er janvier, les surfaces de la campagne de 2017-2018 en carottes pour le marché du frais seraient en repli de 1 % par rapport à l’an passé, mais en hausse de 6 % par rapport à la moyenne 2012-2016.

Arrachages en repli

La production nationale de carottes pour le frais s’affiche à 322 470 t. Elle diminuerait de 2 % sur un an et de 1 % par rapport à la moyenne de 2012-2016, en lien avec la baisse des surfaces. « Les arrachages, en repli sur un an en début de campagne sont par la suite supérieurs à ceux de la campagne de 2016-2017, sauf en novembre », constate le ministère.

Au début de la saison 2017-2018, l’offre apparaît excédentaire sur les marchés, en dépit d’un repli de la production nationale. « La campagne de la carotte primeur a été perturbée par la concurrence des stocks encore existants de carottes de conservation des pays du nord de l’Europe », explique le ministère.

Des prix en hausse en fin d’année

Les températures clémentes de mai et juin n’ont pas joué en faveur de la consommation. Les prix n’ont pas cessé de diminuer depuis le début de la campagne, restant en dessous des cours de l’an dernier et de la moyenne de 2012-2016. Du 19 juin à la fin du mois d’août, la carotte a été déclarée en crise conjoncturelle par le Réseau des nouvelles des marchés.

Depuis septembre, les cours se ressaisissent et parviennent à se maintenir, à la faveur d’une reprise progressive de la consommation. La demande ne s’est réveillée qu’en novembre, avec l’arrivée du froid. « Au cours de ce dernier mois, les cours ont rejoint la moyenne de 2012-2016. En décembre, ils sont supérieurs de 3 % à cette moyenne mais inférieurs de 2 % aux prix de 2016. »

En cumul, de mai à novembre, les importations de carottes atteignent 82 300 tonnes, soit un recul de 4 % sur un an, et les exportations 58 400 tonnes, en repli de 26 %. Le déficit des échanges s’est creusé.