« Au 1er mai 2022, la production annuelle de pêches, nectarines, brugnons et pavies est estimée à près de 200 000 tonnes », indique le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, Agreste, dans une note de conjoncture diffusée le 20 mai 2022.

Selon le service du ministère, ce niveau de production serait en hausse de 20 % par rapport à la faible récolte de 2021, touchée fortement par les gelées printanières, mais serait inférieur de 3 % à la moyenne des récoltes de 2017 à 2021. Ainsi, les estimations de production pour la campagne de 2022 sont proches de la moyenne quinquennale.

Une production supérieure à l’an dernier dans toutes les régions productrices

L’impact du gel d’avril a été moins important que l’an dernier dans les trois régions productrices. Malgré quelques zones un peu plus touchées, les rendements en Occitanie, en Paca et en Auvergne-Rhône-Alpes seraient en hausse par rapport à la faible récolte de 2021, respectivement de 5 %, 14 % et 130 % en un an.

En Europe, le gel a plus durement touché les zones de production du nord de l’Espagne, premier producteur européen de pêches.

Un chiffre d’affaires stable en 2021

Soutenu par des cours élevés, le chiffre d’affaires de la filière de la pêche en 2021 est resté stable, au niveau national, sur un an.

« Le chiffre d’affaires est moitié moins important dans la vallée du Rhône qu’en 2020, après trois années consécutives de baisse. Il progresse dans le Languedoc et le Roussillon (+19 % par rapport à 2020) », constate Agreste.

Durant la période de commercialisation (de juin à septembre 2021), les cours de la pêche et de la nectarine ont sensiblement augmenté par rapport à 2020 (+25 %) ainsi que par rapport à la moyenne de 2016 à 2020 (+43 %). « Dans un contexte d’offre limitée, les cours sont particulièrement élevés en début de la campagne de commercialisation : +22 % en juin », précise le service du ministère.

La demande est restée soutenue, l’offre étant portée par les nectarines et les petits calibres. Par ailleurs, les mises en avant du produit en grandes et moyennes surfaces ont permis de fluidifier le marché.

En 2021, les exportations françaises de pêches et de nectarines se sont contractées de 4 % sur un an. « Parallèlement, les importations, provenant majoritairement de l’Espagne, sont quasi stables sur un an (+1 %), mais inférieures de 14 % à leur niveau moyen quinquennal », rapporte Agreste.

Laurine Mongenier