Les récoltes de melons pour la saison 2020 atteindraient les 255 563 tonnes. Elles augmenteraient ainsi de 6% sur un an, mais reculeraient d’1% par rapport à la moyenne 2015-2019, a relevé Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture, dans une note d’infos rapides le 24 Novembre 2020.

Les prix de début de campagne, au mois de juin, sont à peine plus élevés que ceux de la moyenne sur cinq ans, tributaires d’un climat maussade et d’une forte concurrence espagnole. Les prix augmentent en juillet, atteignent un pic en août, avant de se contracter en septembre, de 3% par rapport à ceux de la campagne précédente, et de 2% par rapport à la moyenne quinquennale.

Baisse de production jamais observée entre juin et la fin de juillet

Entre juin et la fin de juillet, période habituellement intense en récoltes, un déficit de production de plus de 20 % est relevé : une baisse de production « jamais observée auparavant ». La production grimpe en août et en septembre grâce au temps ensoleillé et aux températures élevées, sans pour autant compenser les volumes manquants. La campagne s’est terminée en octobre pour la plupart des régions.

Malgré les problèmes de nouaison rencontrés en Occitanie et en Paca en raison d’une météo parfois défavorable, les rendements pour ces Régions augmentent.

Les surfaces reculent

Selon les dernières estimations du 1er novembre, la superficie affectée à la culture de melons sur la saison 2020 s’élèverait à 12 425 ha, soit une baisse de 1 % sur un an et de 6 % par rapport à la moyenne de 2015 à 2019. Le Centre-Ouest serait concerné, tandis que les autres bassins de production augmenteraient leurs surfaces.

Les échanges internationaux également en baisse

De janvier à septembre 2020, les cumuls des importations et des exportations de melons s’élèvent respectivement à 148 200 et 31 900 tonnes, soit –9 et –11 % sur un an. Le déficit qui résulte de ces échanges (116 300 tonnes) se réduit ainsi de 9 % sur un an.

R.B.