Baisse des superficies, manque d’eau en avril et mai, intempéries en juin, retour de la sécheresse et fortes chaleurs en juillet et en août, et destruction au champ par manque de débouchés avec le ralentissement de la RHD (restauration hors domicile) : rien n’aura épargné la production de chicorée pour la saison 2020-2021, qui s’étale entre mai et septembre, a noté Agreste, dans une note d’Infos rapides publiée le 22 octobre 2020.

Selon les estimations du 1er octobre, les surfaces cultivées reculent de 8% sur un an pour atteindre les 734 ha. Les récoltes s’élèveraient à 28,5 millions de têtes, soit en baisse de 16 % sur un an et de 33 % par rapport à la moyenne quiquennale.

Les prix restent stables

Malgré les difficultés de commercialisation rencontrées cette saison, les prix « affichent une relative fermeté », explique Agreste. Le déficit des récoltes a permis un bon équilibre du marché et une stagnation des cours tout au long de l’été.

Les prix à la production de la chicorée entre mai et septembre restent stable par rapport aux saisons précédentes. © Agreste - Insee

Concernant les échanges extérieurs, importations comme exportations sont en net repli. De mai à août 2020, les achats atteignent les 3 100 tonnes et sont en baisse de 18 % sur un an. Les ventes à l'exportation sont en recul de 25 % sur un an, et atteignent les 2000 tonnes.

Raphaëlle Borget