« C’est un nouveau coup dur pour les agences qui va mettre à mal la politique de l’eau en France », ont-ils déclaré à Nicolas Hulot, qui les a reçus le 11 septembre 2017 au ministère de la Transition écologique et solidaire.

Bercy, dénoncent-ils dans un communiqué, « a non seulement mis en place un plafond mordant qui réduira le produit de la redevance sur l’eau, mais a aussi augmenté le prélèvement des agences de l’eau pour le financement de l’Agence française de la biodiversité qui passera de 150 à 200 millions d’euros ». Un nouveau prélèvement doit également être institué pour le financement de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage.

Nouvelles missions à assumer

Les présidents des comités de bassin déplorent une situation qui « va devenir intenable » étant donné que les agences de l’eau ont en parallèle de nouvelles responsabilités en matière de reconquête de la biodiversité. « Ces ponctions sont en totale contradiction avec les nouvelles missions à assumer », déclarent-ils, en précisant que la France est « très loin d’atteindre ses objectifs de 100 % de bon état des eaux en 2027 ».

Dans un communiqué du 14 septembre, l’Association des maires de France (AMF) apporte son soutien aux présidents des comités de bassin et « s’oppose fermement à la poursuite des ponctions opérées par l’État sur le budget des agences tout comme à la diminution de leurs effectifs ».

Les présidents des comités de bassin s’en remettent désormais au ministre de l’Action et des Comptes publics, ainsi qu’aux députés et sénateurs pour qu’ils « corrigent la copie » dans le projet de loi de finances.

A.M.