« Il y a de la sècheresse dans l’Est de l’Europe et en Russie et aussi ces rumeurs sur le fait que la Russie, courant novembre, pourrait imposer des quotas à l’exportation pour le blé », a expliqué Dewey Strickler d’Ag Watch Market Advisors. Des déclarations du ministre russe de l’Agriculture ont confirmé l’envolée haussière, en annonçant que Moscou envisageait de remettre en place un quota pour les exportations de céréales du 1er janvier au 30 juin 2021.

Le maïs progresse aussi

La Russie, premier exportateur mondial de blé, a déjà mis en place des quotas du 1er avril au 30 juin 2020 pour l’exportation de certaines céréales vers des pays autres que ceux de l’Union économique eurasiatique, pour un total de 7 millions de tonnes. Ces quotas concernaient le blé, le seigle, l’orge, et le maïs. Tandis que le cours du blé a grimpé de 2,48 % ce mercredi, celui du maïs, soutenu également par ces perspectives, a gagné presque 1 %.

Le soja a progressé de 0,67 %, aidé par « les faibles progrès des semis dans le Mato Grosso brésilien à cause de la sècheresse », ont indiqué les analystes de CHS Hedging. Des commandes de l’oléagineux ont aussi soutenu le cours. Le ministère de l’Agriculture américain a rapporté des commandes à l’exportation de 132 000 tonnes de soja vers la Chine et de 120 000 autres tonnes vers une destination inconnue.

Le boisseau de blé (environ 27 kg) pour livraison en décembre, le plus actif, a fini à 6,0750 dollars contre 5,9275 dollars mardi (+ 2,48 %).

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le plus échangé, a terminé mercredi à 3,8925 dollars contre 3,8500 dollars la veille (+ 0,97 %).

Le boisseau de soja (environ 27 kg) pour livraison en novembre, le plus échangé, a conclu à 10,5100 contre 10,4400 dollars la veille (+ 0,67 %).

AFP
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Le blé en léger repli, mais toujours au-dessus des 210 euros

Les prix du blé étaient en très léger recul, mercredi 25 novembre à la mi-journée, mais demeuraient bien campés au-dessus du seuil des 210 euros, dans un marché toujours soutenu par une forte demande et des inquiétudes climatiques, principalement sur le continent américain.