Selon le texte de l’accord signé à la Maison Blanche par le président américain Donald Trump et le vice-Premier ministre chinois Liu He – et rendu public dans son intégralité à cette occasion –, la Chine s’est engagée à acheter aux États-Unis au cours des deux prochaines années pour 32 milliards de dollars de produits agricoles de plus qu’en 2017 (24 milliards de dollars) : 12,5 milliards supplémentaires en 2020 et 19,5 milliards en 2021.

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Accord Chine-USA : le marché reste sceptique

« Si les Chinois expliquent clairement comment ils vont pouvoir acheter 40 milliards de dollars de produits agricoles, alors les courtiers seront satisfaits », remarque Mike Zuzolo, de Global Commodity Analytics. Mais le marché « est encore très sceptique à l’idée qu’ils puissent en acquérir pour 40 ou 50 milliards de dollars par an », ajoute-t-il.

« La Chine ne va par exemple pas se mettre à acheter du soja américain juste parce qu’il y a un accord », souligne de son côté Jason Roose, de US Commodities. Les commandes se font en fonction des besoins et des prix proposés. Si Pékin a fortement réduit ses achats d’oléagineux ces deux dernières années, ce n’est pas seulement à cause de la guerre commerciale mais aussi parce que son cheptel porcin a été décimé par la peste africaine porcine, rappelle-t-il. L’accord représente toutefois à ses yeux « une perspective positive » pour les exportations américaines.

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Les cours restaient aussi sous pression face aux bonnes conditions météorologiques qui dominent en Amérique du Sud, où commencent les moissons de soja et de maïs.

Plus de demande pour le blé

Du côté du blé, « la Russie est apparemment en train d’envisager la possibilité de limiter ses exportations, alimentant ainsi l’espoir de voir plus de demande pour le blé américain sur le marché mondial », indique Katie Murphy, de CHS Hedging. Combinée à la sécheresse qui affecte la production australienne et au fait que la superficie consacrée au blé d’hiver aux États-Unis soit au plus bas depuis 1909, cette information a fait grimper le cours de la céréale à son plus haut niveau depuis août 2018.

Le boisseau de blé pour livraison en mars, le plus actif, a fini à 5,7325 dollars, contre 5,6850 dollars à la précédente clôture (+0,68 %).

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mars, également le plus échangé, a terminé mercredi à 3,8750 dollars, contre 3,8900 dollars la veille (–0,39 %).

Le boisseau de soja pour livraison en mars, le plus échangé, a terminé à 9,2875 dollars, contre 9,4225 dollars mardi (–1,43 %).

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AFP

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Repli du maïs ce matin à la Bourse de Chicago

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