Alors que des pluies abondantes ont traversé l’Amérique du Sud en octobre, les précipitations ont nettement diminué en novembre et décembre au Brésil et en Argentine.

Le temps dicte sa loi

Selon le département brésilien de l’Économie rurale (Deral), certaines zones souffrent également de températures élevées. Les autorités ne prévoient pas d’amélioration avant janvier dans certains États brésiliens, notamment le Parana, où certains agriculteurs affirment avoir déjà perdu une partie de leurs cultures.

« Quand on va arriver en janvier, (les cours) vont dépendre complètement du temps dans le sud du Brésil et, dans une moindre mesure, en Argentine », prévoit Jon Scheve, de la société de conseil Superior Feed Ingredients.

Le soja secoué par la sécheresse

Les récoltes de soja sont, en effet, terminées aux États-Unis, qui ne verront pas de semences avant plusieurs mois. Le Brésil et l’Argentine sont respectivement premier et troisième producteurs mondiaux de soja, les États-Unis s’intercalant en deuxième position.

« Le soja pourrait être secoué selon la sécheresse » en Amérique du Sud, prévient Jon Scheve. Ces considérations météorologiques pourraient aussi influer sur les cours du maïs, dont le Brésil et l’Argentine font partie des cinq premiers producteurs mondiaux.

En attendant, le maïs et le blé ont évolué le lundi 20 décembre 2021 dans des fourchettes très resserrées, le premier à la baisse, le second à la hausse. « Les fêtes arrivent et les gens ne prennent plus de positions », constate Jon Scheve.

Le boisseau de blé (environ 27 kg) pour livraison en mars 2022 a avancé de 0,35 %, à 7,7775 dollars contre 7,7500 dollars en clôture vendredi.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mars a perdu 0,46 %, à 5,9100 dollars contre 5,9375 dollars à la précédente clôture.

Le boisseau de soja (environ 27 kg) pour livraison en janvier a gagné 0,54 %, à 12,9225 dollars contre 12,8525 dollars vendredi.

AFP