Dans un signe d’apaisement des tensions commerciales avec Washington, Pékin a annoncé exempter « certaines » importations de soja et porc américains de surtaxes douanières.

« Des informations de presse indiquent que la Chine aurait déjà acheté 120 000 tonnes de soja et qu’elle a accepté de lever les tarifs sur 1 million de tonnes », indique Brian Hooops, de Midwest Market Solutions.

Temps sec en Argentine

Selon l’expert, les prix de l’oléagineux ont aussi profité d’un temps sec dans le sud et le centre de l’Argentine, l’un des principaux producteurs mondiaux, pour terminer en hausse pour la cinquième séance de suite. Une météo sèche est effectivement de nature à réduire la production du pays.

Quant aux cours du blé et du maïs, ils ont baissé dans un marché calme, qui attend la publication ce 10 décembre 2019 du rapport mensuel du ministère américain de l’Agriculture (USDA) sur l’offre et la demande de produits agricoles dans le monde. Les deux céréales « sont sous pression en raison des faibles exportations observées récemment », juge Brian Hoops.

Réajustements en vue

L’analyste estime que l’USDA réajustera à la baisse ses prévisions pour les exportations américaines de maïs et maintiendra ses prévisions pour celles de blé. Pour Richard Plackemeier, de la maison de courtage CHS Hedging, « le marché anticipe que l’USDA va réduire ses estimations pour la production de blé en Argentine ».

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mars, le plus échangé, a terminé lundi à 3,7575 dollars, contre 3,7675 dollars vendredi (–0,27 %).

Le boisseau de blé pour livraison en mars, le plus actif, a fini à 5,2275 dollars, contre 5,2450 dollars à la précédente clôture (–0,33 %).

Le boisseau de soja pour livraison en janvier, le plus échangé, s’est établi à 8,9725 dollars, contre 8,8950 dollars vendredi (+0,87 %).

AFP
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Les cours du blé plombés par la parité euro/dollar sur Euronext

Les prix du blé poursuivaient leur recul, ce lundi 3 août 2020 après-midi, pénalisés par la force de l’euro face au dollar, qui entrave la compétitivité des céréales européennes sur les marchés internationaux.