Le ministère américain de l’Agriculture (USDA) a annoncé le jeudi 16 septembre 2021 des exportations hebdomadaires jugées décevantes pour le marché. « C’était le chiffre le plus bas pour cette semaine de l’année depuis neuf ans », a commenté Rich Nelson, responsable de la stratégie chez le courtier Allendale.

Ida fait encore des siennes

Les nouvelles ventes à l’exportation sur les sept jours allant du 3 au 9 septembre représentent moins d’un dixième (8 %) du total de la semaine précédente, selon l’USDA.

« Durant cette période, il n’y a eu aucun progrès officiel quant à la situation des exportations dans le golfe » du Mexique, a-t-il rappelé, plusieurs ports de la région de la Nouvelle-Orléans ayant été totalement ou partiellement paralysés.

La grande coopérative agricole américaine CHS a indiqué jeudi que son terminal d’exportation de Myrtle Grove (Louisiane), situé directement au sud de la Nouvelle-Orléans, serait opérationnel d’ici au pic des récoltes de maïs (octobre) et soja (novembre).

Le site demeure privé de courant électrique depuis le passage d’Ida, il y a près de trois semaines.

Par ailleurs, toujours pour le maïs, les informations continuent de parvenir de fermiers en Illinois, qui font état de rendements plus faibles que prévus, plombés par des maladies, notamment l’anthracnose.

« Le problème », tempère Rich Nelson, « c’est que nous n’avons pas confirmation » par des chiffres officiels. « Et ces dernières années, on a appris qu’il faut attendre la moisson » pour avoir une idée plus précise des rendements.

En effet, « on a constaté que la capacité des plantes à résister à des conditions climatiques défavorables est bien meilleure qu’auparavant », a-t-il ajouté, sans qu’aucun élément décisif ne puisse l’expliquer.

Or l’anthracnose est provoquée par une forte humidité qui favorise le développement de champignons et le pourrissement.

Pour le soja, les chiffres d’exportation hebdomadaires se sont également affichés à un niveau inférieur à celui de la semaine précédente, mais dans de moindres proportions (baisse d’un peu moins des deux tiers). Le prix de la légumineuse a ainsi mieux résisté, finissant légèrement en hausse, également grâce à l’annonce, jeudi, d’une commande chinoise de 132 000 tonnes.

Quant au blé, il est ultra majoritairement exporté par d’autres ports que la Nouvelle-Orléans, principalement dans l’Oregon et l’État de Washington, et ne souffre donc pas des blocages logistiques de cette région. Son cours a légèrement progressé jeudi.

Le boisseau de blé (environ 27 kg) pour livraison en décembre a clôturé à 7,13 dollars, contre 7,1225 dollars mercredi, en hausse de 0,10 %.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre a terminé à 5,2950 dollars, contre 5,3350 dollars la veille, en baisse de 0,74 %.

Le boisseau de soja (environ 27 kg) pour livraison en novembre a conclu à 12,96 dollars, contre 12,9450 dollars, soit un gain de 0,11 %.

AFP