Le maïs, utilisé pour la production d’éthanol, souffre durement du plongeon de la demande mondiale en énergie, alors que la pandémie de coronavirus a mis un coup d’arrêt au transport international. À titre d’exemple, les cours du pétrole ont ainsi dégringolé mercredi, de 24 % à New York et 13 % à Londres, tombant à leurs plus bas niveaux en près de 20 ans.

La production d’éthanol fléchit

« Il y a environ 30 usines d’éthanol aux États-Unis qui connaissent de grandes difficultés », indique Steve Gergy, de la maison de courtage Glendale. Dans son rapport hebdomadaire publié ce mercredi, le ministère américain de l’Agriculture a d’ailleurs fait état d’un fléchissement de la production d’éthanol aux États-Unis pour la deuxième semaine consécutive.

Le soja et le blé ont été épargnés par la dégringolade des places financières américaines et mondiales, profitant essentiellement de mouvements techniques. Le soja a aussi bénéficié de « prévisions de temps sec dans plusieurs régions de l’Argentine et du Brésil », deux des principaux producteurs mondiaux, indique Brian Oups, de Midwest Market Solutions.

Brian Hoops, de Midwest Market Solutions.

Selon Brian Hoops, le soja a également été porté par des rumeurs de marché selon lesquelles la Chine pourrait bientôt passer des commandes aux États-Unis afin de profiter des prix bas.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mai, le plus échangé, a terminé mercredi à 3,3520 dollars, contre 3,4400 dollars mardi.

Le boisseau de blé pour livraison en mai, le plus actif, a fini à 5,0825 dollars, contre 4,9925 dollars à la dernière clôture.

Le boisseau de soja pour livraison en mai, le plus échangé, a terminé à 8,2540 dollars, contre 8,2425 dollars mardi.

AFP
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