Le cours du blé a clôturé en forte hausse pour la première séance du mois dans le sillage d’une révision à la baisse des prévisions russes de récolte de blé.

L’agence d’État russe a réduit son estimation de récolte à 81 millions de tonnes, « celle du cabinet Ikar est tombée à 78,5 millions tandis que l’USDA (ministère américain de l’Agriculture) reste à 85 millions de tonnes, notait Alan Brugler, de Brugler Marketing Management. « Ces nouvelles de Russie ont vraiment allumé la flamme » sous le cours du blé qui a conclu en hausse de 3,65 %, a-t-il souligné.

Le blé de printemps des plaines nord-américaines continuait aussi de souffrir de la sécheresse. « Si ces chiffres russes sont exacts, c’est une chute significative impliquant qu’il y aura moins de blé disponible à l’exportation, ce qui soutient les cours », a expliqué le spécialiste.

Par ricochet, le prix du maïs a profité aussi de cette flambée du blé. Quand le blé devient plus cher, certains acheteurs se reportent sur un substitut, le maïs, pour l’alimentation des cheptels, ce qui en haussant la demande fait monter aussi son prix.

De même pour le soja. Sa très légère hausse a été portée par celle des tourteaux de soja, utilisés dans la nourriture des animaux, alors que l’huile de soja était en baisse. « C’est aussi la première séance de négoce du mois, les fonds d’investissement ont de l’argent à placer sur les matières premières », relevait encore l’expert, de Brugler Marketing and Management.

Le boisseau de blé (environ 27 kg) pour livraison en septembre a clôturé en hausse de 3,65 %, à 7,2950 dollars, contre 7,0375 dollars le vendredi 30 juillet 2021.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre a augmenté de 2,56 %, à 5,5925 dollars, contre 5,4525 dollars à la précédente clôture.

Le boisseau de soja (environ 27 kg) pour livraison en novembre a conclu sur une légère hausse de 0,31 %, à 13,5350 dollars, contre 13,4925 dollars le vendredi 30 juillet 2021.

AFP