Selon le gouvernement américain, les stocks de blé aux États-Unis sont tombés début septembre à leur plus bas niveau depuis 2015, s’établissant en-dessous des attentes des analystes, à 2,16 milliards de boisseaux (environ 60 millions de tonnes). Les réserves de maïs (- 10 % par rapport à la même période l’an dernier) et de soja (- 42 %) ont également chuté dans des proportions supérieures aux anticipations.

« Des conditions sèches en Ukraine »

Le blé a en outre été aidé par «des conditions sèches en Ukraine qui limitent l’ensemencement du blé d’hiver», explique Brian Hoops de Midwest Market Solutions. «Il s’agit du rythme le plus lent depuis 10 ans en raison de la quasi sécheresse en Ukraine et en Russie», ajoute-t-il.

Le soja a pour sa part été porté par l’annonce d’une vente de quelques 215 000 tonnes, livrables vers des destinations inconnues.

Quant au maïs, il a été soutenu par la nouvelle baisse hebdomadaire de la production d’éthanol la semaine dernière (881 000 barils contre 906 000 barils la semaine précédente), selon les chiffres publiés mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’énergie.

Le boisseau de blé pour livraison en décembre, le plus actif, a fini à 5,7800 dollars contre 5,4950 dollars la veille (+5,2%).

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le plus échangé, a terminé mercredi à 3,7900 dollars contre 3,6475 dollars mardi (+3,9%).

Le boisseau de soja pour livraison en novembre, le plus échangé, a conclu à 10,2350 dollars, remontant au-dessus des 10 dollars, contre 9,9300 dollars à la précédente clôture (+3,1%).

AFP
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Le blé corrige, sous l’effet de nouvelles climatiques

Les prix du blé étaient en baisse, ce lundi 26 octobre 2020 après-midi, sous l’effet notamment de bonnes nouvelles sur le front du climat aux États-Unis et en Russie et des craintes concernant l’évolution de la situation sanitaire en France.