L’autorité égyptienne en charge des achats de blé a annoncé jeudi avoir passé une commande de 180 000 tonnes de céréale à la France et de 60 000 tonnes à la Russie. Cette décision a pesé sur le cours de la céréale américaine à la Bourse de Chicago, alors même que les États-Unis avaient fait l’offre la moins coûteuse. Mais selon plusieurs spécialistes, l’Égypte a été découragée par des prix de livraison américains jugés trop élevés.

Le maïs a, pour sa part, continué sa dégringolade, touchant son plus bas niveau en trois ans et demi, dans le sillage de la chute de la consommation d’éthanol. Environ un tiers de la production de la céréale aux États-Unis sert en effet à fabriquer le biocarburant, dont la demande s’est effondrée avec la pandémie de coronavirus et les mesures prises pour le contenir.

La production d’éthanol a touché son plus bas historique aux États-Unis, selon les chiffres du ministère de l’Énergie.

Par ailleurs, les ventes hebdomadaires à l’étranger se sont établies dans la fourchette des prévisions des analystes pour le blé et le maïs. Celles de soja ont en revanche été inférieures aux attentes, ce qui a pesé sur le cours de l’oléagineux.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en juillet, le plus échangé, a terminé jeudi à 3,2625 dollars, contre 3,2675 dollars mercredi (–0,15 %).

Le boisseau de blé pour livraison en juillet, le plus actif, a fini à 5,3050 dollars, contre 5,4050 dollars à la précédente clôture (–1,85 %).

Le boisseau de soja pour livraison en juillet, désormais le plus échangé, a terminé à 8,4575 dollars, contre 8,5175 dollars mercredi (–0,70 %).

AFP
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Les cours du blé et du maïs reculent sur Euronext

Le marché des matières premières agricoles recule depuis le début de semaine. Les prix du blé et du maïs ne font pas exception. Après un net repli à la clôture hier, le 16 août, ils diminuaient plus légèrement ce mercredi matin à l’ouverture d’Euronext.