Ce recul du blé n’a pas surpris Frank Cholly, de RJO Futures, qui estime que la hausse depuis plusieurs semaines « a été un peu trop loin, un peu trop fort ». Hier, le cours de la céréale à Chicago avait grimpé dans le sillage d’une hausse des prix de la mer Noire, mais aussi grâce à la faiblesse du dollar qui profite aux produits américains, libellés dans la devise américaine et donc rendus moins chers par la baisse du billet vert.

Légère hausse du maïs

Le maïs a affiché une très modeste hausse alors que les récoltes s’approchent et que la pluie serait bienvenue. « Les températures se sont rafraîchies après une récente vague de chaleur, mais l’ouest de la Corn-belt continue d’attendre la pluie », a noté Nick Paumen, de CHS, qui souligne que certaines régions productrices ont connu un mois d’août d’une sécheresse historique, ou au moins le moins arrosé depuis cinq ans.

Par ailleurs, pour Frank Cholly, les violentes tempêtes dans l’Iowa au mois d’août « ont détruit un peu plus de 4 millions d’hectares de maïs », ce qui devrait, selon lui, porter bientôt le cours à la hausse.

Le soja a progressé après une séance plutôt volatile. Mais, selon Frank Cholly, les achats chinois pourraient se tarir jusqu’après l’élection présidentielle américaine de novembre et annoncer une tendance à la baisse des cours de cette céréale.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le plus échangé, a terminé mercredi à 3,5875 dollars, contre 3,5800 dollars la veille (+0,20 %).

Le boisseau de blé pour livraison en décembre, le plus actif, a fini à 5,5825 dollars, contre 5,6400 dollars à la précédente clôture (–1,02 %).

Le boisseau de soja pour livraison en novembre, le plus échangé, a terminé à 9,6200 dollars, contre 9,5475 (+0,75 %).

AFP
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Le blé et le maïs en baisse sur Euronext

Les cours des deux céréales subissent une certaine volatilité, toujours dans le contexte de la guerre en Ukraine. Aux États-Unis, le marché a réagi à la publication du dernier rapport de l’USDA.