L’indicateur de sécheresse (Drought Monitor), publié par l’université de Nebraska-Lincoln et le Centre national de gestion de la sécheresse, a montré que Kansas, Oklahoma et Montana subissaient, par endroits, une sécheresse « extrême ». C’est le quatrième niveau sur cinq répertoriés par le Centre, les trois États étant parmi les plus importants producteurs de blé d’hiver de variété Hard Red Winter Wheat, cotée à Kansas City (Missouri).

Des opérateurs orientés par la météo

Dans un premier temps, cette annonce, intervenue à la fin de la semaine dernière, « est passée au second plan, parce qu’il y avait beaucoup d’autres facteurs », explique Michael Zuzolo, président de Global Commodity Analytics and Consulting, notamment le rapport mensuel Wasde du ministère américain de l’Agriculture, publié mercredi.

Mais après un week-end de trois jours (lundi était férié), les opérateurs sont « de retour et sont orientés par la météo », selon l’analyste. Par ailleurs, la nouvelle accélération des cours du pétrole, qui a atteint mardi son plus haut niveau depuis 7 ans, « a attiré des fonds » d’investissement à l’achat sur les matières premières en général, notamment le blé, a ajouté Michael Zuzolo.

Tandis que la reine des céréales reprenait des forces, le soja a cédé du terrain, en grande partie du fait de l’arrivée de pluies dans le sud-est du Brésil. L’État brésilien du Parana a reçu des précipitations abondantes ce week-end et les services de météorologie annoncent de la pluie sur le Mato Grosso do Sul, ces deux États étant parmi les principaux producteurs de soja au Brésil. « Les prévisions à dix jours pour l’essentiel de l’Argentine font état de pluies », a rapporté Steve Freed, analyste d’ADM Investor Services, dans un bulletin vidéo.

Également concerné par ces pluies, le maïs a lui mieux résisté et terminé en petite hausse. Le nouveau coup de chaud du pétrole bénéficie au maïs, qui entre dans la composition de beaucoup de biocarburants.

Le boisseau de blé (environ 27 kg) pour livraison en mars 2022 a gagné 3,70 %, à 7,6900 dollars contre 7,4150 dollars vendredi.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison le même mois a gagné 0,67 %, à 5,9950 dollars contre 5,9625 dollars à la précédente clôture.

Le boisseau de soja (environ 27 kg) pour livraison en mars a lâché 0,62 %, à 13,6125 dollars contre 13,6975 dollars vendredi.

AFP