« La situation en Ukraine et en Russie rend le marché nerveux », a commenté Jason Britt, du courtier Central State Commodities. « L’Ukraine pèse 16 % des exportations mondiales de blé, donc le moindre conflit ou coup de chaud là-bas va faire réagir » les opérateurs.

Pas de « désescalade » prévue

Les États-Unis ont placé jusqu’à 8 500 militaires en état d’alerte, prêts à rejoindre les troupes de l’Otan en cas d’invasion de l’Ukraine par la Russie, a annoncé lundi le Pentagone.

« Il est très clair que les Russes n’ont actuellement pas l’intention d’amorcer une désescalade », a indiqué le porte-parole du ministère de la Défense.

La Russie est, quant à elle, le troisième producteur mondial de blé et le premier exportateur, Chine et Inde, les deux leaders, destinant l’essentiel de leurs récoltes à leur marché intérieur. La flambée du blé a bénéficié au maïs, selon Jason Britt, en partie parce que l’Ukraine est le quatrième exportateur mondial de grains jaunes.

Le soja recule

Mais le maïs n’a eu droit qu’à une modeste avancée, sous pression, comme le soja, après l’arrivée ce week-end de pluies sur les États brésiliens du Parana et du Rio Grande do Sul, qui assurent à eux deux près d’un quart des récoltes de maïs et un tiers du soja.

En Argentine, les grandes provinces de production ont, elles aussi, toutes reçu de l’eau ces dernières heures. Pour autant, si les perspectives de la récolte de soja s’améliorent en Argentine, ce qui a contribué à faire baisser les cours lundi, le maïs « ne pourra pas se récupérer car la période de floraison et de formation des épis est passée », a déclaré au site du Diario Democracia Rosana Franco, représentante à Junin (province de Buenos Aires) de la fédération agricole argentine.

Déjà mal orienté par les nouvelles de la météo en Amérique du Sud, le soja a aussi pâti d’un mauvais chiffre d’inspection à l’exportation, publié lundi par le ministère américain de l’Agriculture (USDA), et en baisse de 25 % par rapport à la semaine précédente.

Le boisseau de blé (environ 27 kg) pour livraison en mars 2022 a gagné 1,29 %, à 8,0050 dollars contre 7,8000 vendredi.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison le même mois a avancé de 0,77 %, à 6,2100 dollars contre 6,1625 à la précédente clôture.

Le boisseau de soja (environ 27 kg) pour livraison en mars a cédé 0,79 %, à 14,0300 dollars contre 14,1425 vendredi.

AFP