Le blé a grimpé « à la faveur d’informations selon lesquelles la Russie va instaurer une nouvelle taxe de 50 euros la tonne de mars à juin pour limiter ses exportations », a indiqué Brian Hoops, de Midwest Market Solutions. L’idée est de tenter de freiner l’inflation des produits de base.

Record de trituration de soja

Les cours du soja ont pour leur part reculé « malgré le rapport mensuel sur la trituration » de l’oléagineux aux États-Unis, a souligné Brian Hoops. Les chiffres sont ressortis « un peu en dessous des attentes mais on a quand même atteint un record pour le mois de décembre », a relevé le spécialiste.

« Cela indique que même après la récente hausse des prix, la demande est encore solide », a-t-il ajouté. Le ministère américain de l’Agriculture a par ailleurs fait part de nouvelles commandes de l’étranger, de 318 000 tonnes de soja pour une destination inconnue et de 110 000 tonnes de maïs pour le Mexique.

La météo fait pression sur le marché

Mais « on a eu des prévisions météorologiques sur l’Argentine et le sud du Brésil qui ont fait pression en fin de séance », a souligné Brian Hoops. Les investisseurs ont aussi probablement pris un peu de profits après la récente montée des cours.

Maïs, blé et soja ont beaucoup profité cette semaine de la révision à la baisse des prévisions du gouvernement américain sur les stocks de fin de campagne aux États-Unis.

Le boisseau de blé (environ 27 kg) pour livraison en mars a terminé à 6,7550 dollars, contre 6,7000 dollars la veille, gagnant 0,82 %.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mars a fini à 5,3150 dollars, contre 5,3425 dollars jeudi, en baisse de 0,51 %.

Le boisseau de soja (environ 27 kg) pour livraison en mars a terminé à 14,1675 dollars, contre 14,3050 dollars à la dernière clôture, reculant de 0,96 %.

AFP
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Le blé proche de l’équilibre, au terme d’une semaine de baisse

Les prix du blé étaient proches de l’équilibre, vendredi 5 mars 2021 en fin de journée, au terme d’une semaine lors de laquelle les cours ont un peu reculé, conséquence d’une demande moins manifeste des grands pays importateurs.