En hausse en début de séance, les cours du blé et du maïs ont piqué du nez le 4 août 2021 juste après la publication d’une hausse surprise des stocks hebdomadaires de pétrole américains, ce qui est vu comme un signe négatif pour l’activité. Cela signifie que la demande de brut a ralenti, ce qui inquiète les investisseurs qui craignent que la croissance marque le pas.

Les inquiétudes sanitaires plombent les cours

« Cela ressuscite les craintes sur la demande à cause de la propagation du virus non seulement aux États-Unis mais aussi en Chine », a indiqué Michael Zuzolo, de Global Commodity Analytics and Consulting. « Ces inquiétudes pour la demande dépassent les conditions de sécheresse et les difficultés d’approvisionnement », qui d’ordinaire font grimper les prix des produits agricoles, a-t-il ajouté.

Pour le blé, « les marchés ont le sentiment que la demande va être plus faible dans le prochain rapport Wasde du ministère de l’Agriculture américain » qui doit être publié la semaine prochaine, a estimé Michael Zuzolo.

Le maïs était entraîné à la baisse à cause de prévisions météorologiques indiquant des pluies bienvenues pour la récolte dans la Corn-belt. Mais le cours était aussi influencé « par l’environnement macroéconomique et les perspectives du marché de l’énergie », a encore indiqué l’analyste de Global Commodity, soulignant que les stocks d’éthanol, tiré du maïs, n’avaient guère été utilisés la semaine dernière. « La question pèse de savoir si on va avoir une forte demande ou pas au quatrième trimestre », a-t-il résumé.

Le boisseau de blé (environ 27 kg) pour livraison en septembre a clôturé mercredi en recul de 0,93 %, à 7,1775 dollars contre 7,2450 dollars mardi.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre a baissé de 0,90 %, à 5,4675 dollars contre 5,5175 dollars à la précédente clôture.

Le boisseau de soja (environ 27 kg) pour livraison en novembre a conclu sur une hausse de 0,45 %, à 13,2575 dollars contre 13,1975 dollars mardi.

AFP