Dans un rapport hebdomadaire publié le lundi 30 novembre 2020, le gouvernement américain a indiqué que 46 % du blé d’hiver ensemencé était considéré comme « bon à excellent » au 29 novembre, soit 3 % de plus que la semaine précédente.

C’est toutefois moins qu’à la même période l’an dernier (52 %), signe que la sécheresse dans les grandes plaines américaines ces dernières semaines affecte les cultures.

Le blé de la mer Noire pénalise le blé américain

Les acteurs du marché s’inquiètent aussi du faible intérêt à l’international pour la céréale américaine, le blé en provenance de la région de la mer Noire ayant la faveur de nombreux acheteurs en raison de prix plus compétitifs.

L’Égypte a d’ailleurs choisi la Russie et l’Ukraine mardi pour des cargaisons d’environ 170 000 tonnes de blé qui partiront entre la fin de janvier et le début de février.

« Une âpre concurrence internationale est revenue en pleine lumière, ce qui a déclenché des mouvements techniques de vente », indiquent Ben Potter et Jacquie Holland, de Farm Futures.

Des opérations similaires ont également pesé sur les cours du maïs et du soja.

L’oléagineux a par ailleurs été plombé par des prévisions d’averses en Amérique du Sud, qui laissent envisager des récoltes abondantes.

Le boisseau de blé (environ 27 kg) pour livraison en mars, le plus actif, a terminé à 5,7725 dollars, contre 5,8500 la veille, reculant de 1,32 %.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mars, le plus échangé, a fini à 4,2075 dollars, contre 4,2600 dollars à la dernière clôture, en baisse de 1,23 %.

Le boisseau de soja (environ 27 kg) pour livraison en janvier, le plus échangé, a terminé à 11,6200 dollars, contre 11,6850 dollars lundi, perdant 0,56 %.

AFP