La sècheresse en Russie, en Ukraine, au Brésil et dans certaines régions productrices aux Etats-Unis ont aussi contribué au renchérissement des cours. «La hausse du blé tient au climat sec dans les grandes plaines de l’ouest. Il fait sec aussi en Russie, dans l’ouest de l’Ukraine, au Kazakhstan, dans l’ouest de l’Australie et en Argentine», a résumé Jack Scoville de Price Futures Group.

«Ce sont toutes d’importantes régions pour la culture du blé, donc il y a vraiment des interrogations sur la production mondiale de blé», a-t-il ajouté.Les marchés guettent la publication vendredi 7 octobre du rapport mensuel WASDE du ministère américain de l’agriculture sur les prévisions de production mondiale de céréales.

Le blé a grimpé de 1,45% pour terminer à 5,9275 dollars. Le soja s’est inscrit en nette hausse (+2,20%) également et le maïs a suivi (+1,44%).

Le soja profite des retards de semis

Le cours du soja a progressé «probablement en raison des retards dans les semis de soja causés par le temps sec au Brésil», a estimé Carsten Fritsch, analyste pour Commerzbank Research.«Les doutes grandissent sur la capacité du Brésil à obtenir une récolte aussi importante en janvier 2021 que l’année précédente», a-t-il ajouté. Et si moins de soja brésilien est offert sur le marché, «cela va prolonger la demande chinoise de soja américain».

L’oléagineux a aussi profité d’une commande à l’exportation de 154 400 tonnes vers une destination inconnue, rapportée par le ministère américain de l’agriculture.

Le boisseau de blé (environ 27 kg) pour livraison en décembre, le plus actif, a fini à 5,9275 dollars contre 5,8425 dollars lundi (+1,45%).

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le plus échangé, a terminé mardi à 3,8500 dollars contre 3,7950 dollars (+1,44%).

Le boisseau de soja (environ 27 kg) pour livraison en novembre, le plus échangé, a conclu à 10,4400 dollars contre 10,2150 dollars la veille (+2,20%).

AFP