L’ANMF s’inquiète dans un communiqué paru le 23 août 2016, de la « dégradation de la qualité des blés » récoltés en 2016 qui « impacte significativement la meunerie française. Malgré une baisse de 29 %, par rapport à 2015, des quantités récoltées, la meunerie française devrait parvenir à s’approvisionner des 5 millions de tonnes de blé nécessaires ». Mais l’ANMF précise que les adaptations pour maintenir une qualité constante des farines « vont se faire au prix de coûts supplémentaires importants ».

Réduction de 3 à 5 % des rendements meuniers

« La qualité des grains (poids spécifique anormalement bas, petits grains et grains maigres) entraîne des surcoûts de sélection des lots, et pour les régions les plus affectées, une augmentation des coûts d’approche des approvisionnements », prévoient les meuniers. Ces derniers estiment entre 3 et 5 % la réduction des rendements meuniers.

« Ainsi, les entreprises de meunerie, dont les niveaux de rentabilité sont déjà structurellement handicapés par l’imposition d’une taxe spécifique (taxe farine destinée au financement de la CCMSA), risquent de connaître une campagne de 2016-2017 très défavorable aggravant ainsi un équilibre financier déjà précaire, insiste l’ANMF. Le syndicat « attire, de nouveau, l’attention des pouvoirs publics sur les mesures indispensables permettant d’alléger les charges de l’industrie meunière ».

I.E.
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Le blé reprend son souffle

Les prix du blé reprenaient leur souffle, vendredi à la mi-journée, au terme d’une nouvelle semaine de hausse, en raison de baisses annoncées de production chez plusieurs grands exportateurs.