Dans un communiqué de presse diffusé ce lundi 23 août 2021, la Confédération paysanne indique qu’elle ne saurait « cautionner un semblant de consultation » au sujet de la dissolution du Haut-conseil des biotechnologies.

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« Depuis qu’il a été sommé, par la Cour de justice de l’Union européenne en 2018 puis par le Conseil d’État en 2020, de réglementer tous les OGM “anciens” comme “nouveaux”, le gouvernement veut supprimer le Haut-conseil des biotechnologies mis en place en 2008 pour assurer la participation du public à l’application de cette réglementation, après dix ans de controverses opposant la majorité de la population aux lobbies des OGM », estime le syndicat.

« Préparer la dissémination massive d’OGM non étiquetés »

Pourtant, la Confédération pense qu’en supprimant la participation des organisations paysannes et de la société civile au bénéfice d’un examen par « quelques experts de documents confidentiels fournis par l’industrie, agrémenté de consultations purement formelles de divers acteurs dispersés dans des instances soigneusement séparées les unes des autres, le gouvernement met définitivement fin à ses obligations de participation du public à la prise de décision et au respect du principe constitutionnel de précaution dans le but avoué de préparer une dissémination massive d’OGM non étiquetés. »

« La dissolution du HCB ne lui permettra pas pour autant de dissoudre l’opposition des paysans, des consommateurs et des citoyens qui ne veulent pas d’OGM, ni de supprimer la loi qui garantit leur liberté de choisir de produire et de consommer sans OGM », juge encore le syndicat.

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Céline Fricotté