Publiée dans la revue PNAS (1) le 2 août, une vaste étude européano-canadienne montre qu’« augmenter la complexité de la mosaïque des cultures est aussi bénéfique pour la biodiversité qu’augmenter la proportion de milieux semi-naturels » : bosquets, haies, bandes enherbées. Selon les chercheurs, « l’augmentation de l’hétérogénéité des cultures peut être un moyen efficace d’atténuer les effets de l’agriculture sur la biodiversité sans réduire les terres à la production ». Ce levier est selon eux « méconnu et pourtant considérable ».

L’étude illustre ce constat par un exemple : « une diminution de la taille moyenne des parcelles de 5 ha à 2,8 ha génère une augmentation de la biodiversité comparable à celle observée lorsque la proportion de milieux semi-naturels augmente de 0,5 à 11 % ».

Une prise en compte dans la Pac ?

« Ces résultats contribuent à alimenter les débats en cours dans le cadre de la réforme de la Politique agricole commune », indique l’Inra dans son communiqué. L’institut précise que les leviers évoqués sont actuellement pris en compte dans les plans stratégiques nationaux identifiant les mesures que chaque État souhaite mettre en place pour atteindre les objectifs de la Pac.

H.P.

(1) Proceedings of the national academy of sciences