Les producteurs allemands et français d’oléagineux demandent le maintien des objectifs d’incorporation obligatoire des biocarburants de première génération dans la directive sur les énergies renouvelables post-2020. L’Ufop (association allemande de promotion des huiles et des protéines végétales) et la Fop (Fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux) se sont rencontrées à Berlin le 25 janvier 2017.

« C’est une condition nécessaire pour donner des perspectives aux agriculteurs et aux producteurs de biocarburants ainsi qu’à l’atteinte des objectifs ambitieux d’utilisation d’énergies renouvelables annoncés pour 2030 », affirme la Fop dans un communiqué de presse publié à la suite de cette entrevue.

Dans son « paquet d’hiver », la Commission a proposé de réduire de 7 % en 2020 à 3,8 % en 2030, le plafond d’incorporation de biocarburants de première génération. Bruxelles a également proposé l’introduction de mandats obligatoires d’incorporation de biocarburants avancés et a dans le même temps supprimé les objectifs d’incorporation spécifiques au transport.

Risque de recul des surfaces

« Les débouchés des producteurs d’oléagineux sont directement menacés par ces propositions », déplore la Fop. Le syndicat craint que l’absence d’objectifs d’incorporation pour les transports conduise à la fin du secteur des biocarburants de première génération. La suite, selon la Fop, serait la chute du prix des graines ainsi qu’un recul des surfaces consacrées aux oléagineux au niveau européen.

Aussi, la Fop et l’Ufop soulignent que la première génération, qui ne concurrence pas la production alimentaire en Europe, est nécessaire à l’atteinte des objectifs en matière d’utilisation d’énergies renouvelables.

C.L.J.