La décision d’autoriser le Groupe Total d’exploiter 300 000 tonnes d’huile de palme importée pour produire des biocarburants dans cette usine, « nous apparaît fort éloignée de vos engagements et de l’ambition environnementale qui forgeait votre personnalité politique », écrivent une soixantaine de sénateurs de LR dans une lettre ouverte au ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, lui demandant de se « ressaisir ».

« L’affaire de La Mède nous laisse, à nous parlementaires, un goût amer de défaite avant que la bataille ne soit livrée, ajoutent-ils. Nous vivons ce feu vert accordé à Total comme un renoncement vis-à-vis de nos impératifs écologiques, et une contradiction avec un modèle agricole duquel est exigé proximité, qualité et durabilité. »

Des filières françaises capables de fournir

En Asie du Sud-Est, indiquent-ils, les ravages de l’huile de palme « sont responsables d’une disparition tragique de la biodiversité locale, d’une violation des intérêts des populations locales et d’entraves manifestes aux droits humains ». De plus, selon eux, « cette autorisation soulève à juste titre les inquiétudes de notre monde agricole. Alors que les filières du colza et du tournesol sont en capacité de produire la matière première nécessaire à cette usine, vous avez choisi de privilégier une huile de palme dont la compétitivité est définitivement hors de portée. »

Avec l’AFP